Proposition 47

Adoption d’une politique des sanctuaires, dans nombre de domaines de l’activité et de la pensée : elle est rendue nécessaire et désirable par l’état de délabrement avancé de nos pays, de notre culture et de notre civilisation après quarante ans de remplacisme de gauche ou de droite, et compte tenu des mauvaises volontés à l’œuvre. Il faudra des sanctuaires pour l’école (34-37), des sanctuaires pour la culture, des sanctuaires pour la beauté du monde (52), libérés des exigences du chiffre, du rendement économique et du profit, dressés en forteresses ou en couvents fortifiés, en jardins clos, en parcs protégés et zones à défendre contre l’hébétude, le devenir-banlieue général, le réensauvagement de l’espèce, le bidonville universel. Écoles, grandes écoles, musées, ateliers, laboratoires, conservatoires, sites pour la réflexion, pour la recherche ou la méditation, monuments historiques, monastères, lieux préservés pour le silence, parcs nationaux, réserves ornithologiques ou autres : les sanctuaires seront des points d’appui pour la reconquête, des modèles, des sources d’inspiration et d’espérance.